›› Final Fantasy V : Introduction
par Vivinou• Actuellement : 24 commentaires

Feu, Eau, Vent, Terre. Le pouvoir de ces cristaux assure la prospérité du monde. Cependant ce pouvoir n’est pas sans limite. Un jour, bientôt, le vent ralentira… Les océans se figeront… La terre tremblera et se fracassera… Pourtant nul ne semble se douter du péril qui menace le monde et le mystère des cristaux demeure dissimulé…
Après le formidable succès – justifié, est-il besoin de préciser – de Final Fantasy IV, SquareSoft doit s’atteler de nouveau à une tâche difficile : développer un successeur digne de ce nom. Final Fantasy V sort donc au Japon sur la Super Famicom en 1992, c'est-à-dire un peu plus d’un an seulement après le quatrième épisode.


L'histoire, si elle peut paraître classique dans un premier temps, s'enrichit au fil du jeu de rebondissements et de révélations qui rendent le scénario très extravagant, mais au final on finit par se prendre à cette aventure hors du commun, d'autant plus que les personnages principaux ont chacun une histoire et des motivations qui les rendent attachants.


Le jeu commence alors que le vent semble ne plus souffler. Constatant cela, le Roi de Tycoon part immédiatement pour le Temple du Vent inspecter le cristal qui donne sa force à cet élément. Au même moment, une météorite s'écrase sur la planète. Bartz (ou Butz selon la version), un aventurier qui se reposait non loin de là avec son fidèle chocobo, se rend sur le lieu du crash. Il fait ainsi la rencontre de Lenna, la fille du roi de Tycoon partie à la poursuite de son père, et d'un vieil homme mystérieux nommé Galuf, devenu amnésique. Ils décident tous trois de se rendre au Temple du Vent. En chemin ils tombent sur une bande de pirates dont le chef, Faris, se joint à eux après avoir constaté qu'il possède le même pendentif que Lenna. Arrivés au Temple du Vent, les quatre guerriers se retrouvent face au cristal brisé. Ils se voient confier des fragments représentant les pouvoirs d'anciens combattants et deviennent ainsi les Guerriers de la Lumière qui doivent protéger coûte que coûte les trois autres cristaux. Derrière cette menace semble en effet se profiler un ennemi terrifiant.
C'est ainsi que débute une longue quête qui les conduira à rencontrer de nombreux personnages, certains étant devenus mythiques (Gilgamesh), et à affronter un puissant sorcier venu d'un autre monde. Entre séquences humoristiques et passages dramatiques, l'histoire de Final Fantasy V est réellement touchante.


Ce cinquième épisode est un titre classique dans son fonctionnement. Le système de combat reprend la jauge ATB (Active Time Battle) qui fit son apparition dans Final Fantasy IV et qui deviendra désormais une constante dans la saga. Pour le reste, le joueur suit la traditionnelle règle du village – donjon - combat propre à tous les RPG.
Mais ce qui fait la force de ce cinquième épisode, c'est sans aucun doute son système de classes. Celui-ci reprend les mêmes bases que le système de Final Fantasy III, mais l'améliore en proposant un apprentissage de compétences liées à la classe de votre personnage. Au total, ce ne sont pas moins de 22 classes (ou jobs) qui s'offrent à vous, des classes de guerriers (Paladin, Ninja, Dragoon,…), de mages (Mage Blanc, Mage Noir, Invokeur,…), ou d'autres classes plus fantaisistes (Barde, Danseur, Mime,…), ainsi qu'une bonne centaine de compétences que l'on maîtrise en gagnant des Points d'Aptitude à la fin de chaque combat. Le résultat : une multitude de possibilités concernant la création de votre équipe et l'évolution des personnages. Voila qui apporte à Final Fantasy V une touche un peu stratégique : en effet lorsque affronterez un boss qui peut sembler coriace, vous constaterez qu'il suffit en général de trouver quelles classes et quelles compétences sont les plus efficaces contre lui plutôt que d'enchaîner des dizaines de combats uniquement pour augmenter vos niveaux.


Ainsi Final Fantasy V est un très bon titre à bien des égards. Il semble donc étrange qu'il soit aussi peu connu chez nous et qu'il soit si peu resté dans le cœur des joueurs. Une explication toute simple à ceci : il se situe entre deux épisodes majeurs de la saga. Final Fantasy IV avait remporté tous les suffrages grâce à la solidité de son scénario, quant à Final Fantasy VI, inutile de palabrer sur ce titre devenu mythique. Final Fantasy V a donc peut être été un peu injustement laissé pour compte, malgré son scénario solide, son excellent système de classes et ses nombreuses quêtes annexes.


Pendant longtemps FFV est resté un jeu exclusivement japonais. Malgré plusieurs tentatives il n'a jamais vu le jour aux Etats Unis sur Super Nes. Quant à l'Europe… Les joueurs américains verront leur patience récompensée par la sortie de Final Fantasy Anthologie sur PsOne en 1999, regroupant FFV et FFVI. Quant à nous, pauvres Européens, nous n'aurons découvert Final Fantasy V qu'en 2002 (soit 10 ans après sa sortie japonaise !) avec l'édition européenne de Final Fantasy Anthology, regroupant FFIV et FFV. Malheureusement le jeu est en anglais. Squaresoft, devenu Square Enix entretemps, se rattrape en 2007 avec la sortie de Final Fantasy V Advance sur GBA. Non seulement le jeu est traduit en français, mais il est agrémenté de quelques ajouts : outre des graphismes améliorés, vous y retrouverez 4 classes supplémentaires, un donjon inédit de 30 étages, de nouvelles pièces d'équipement, un bestiaire, et la possibilité de faire des sauvegardes rapides.
Bref, Final Fantasy V est un épisode très poétique et au charme indéniable. Il serait vraiment dommage de passer à côté.
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