›› Final Fantasy IV : Introduction
par Darki• Actuellement : 41 commentaires

Final Fantasy IV est, pour nous Occidentaux, le premier opus à avoir véritablement connu un franc succès dans la saga désormais légendaire créée par Hironobu Sakaguchi. Ce succès fut tout d'abord aux Etats-Unis où il parut en Mai 1991 sur la nouvelle console de Nintendo, la Super Nes (un an après sa sortie au Japon) sous le nom de Final Fantasy II (Il s'agissait en effet du second opus sorti outre-Atlantique, après Final Fantasy III). Cette version était légèrement différente de celle d'origine, notamment au niveau des pseudonymes des personnages, plus ‘américanisés' (Kain plutôt que Cain, par exemple). Ce fut seulement par l'arrivée de Final Fantasy Anthology, en Mai 2002, que les joueurs Européens purent se procurer ce bijou signé Squaresoft avec enfin une version traduite. Que ce soit au Japon ou aux Etats-Unis, ce quatrième opus a véritablement hissé la saga de Squaresoft au rang d'incontournable du jeu vidéo.


L'histoire narrée par ce quatrième opus est, pour ainsi dire, la première méritant réellement que l'on s'y attache de près, dans la série. Celle-ci, présentée dans un univers héroic-fantasy médiéval tout à fait ancré dans l'esprit originel de la série, nous plonge dans la peau de Cecil, un Chevalier Noir commandant des ‘Red Wings', la flotte aérienne du Royaume de Baron. Ce Royaume exerce un contrôle et une domination totale sur le monde, notamment par sa maîtrise des aéronefs (engins volants de combats pour la plupart). Ainsi, la flotte des Red Wings se verra-t-elle, par ordre du Roi de Baron, dans l'obligation de dérober les cristaux des villes et royaumes alentours, et ce par la force s'il le faut. Ne pouvant se résoudre à adopter une telle attitude cruelle et indigne de son rang de Chevalier, Cecil tentera de comprendre les agissements du Roi à l'aide de son ami d'enfance Kain, un Chevalier Dragon. Il sera alors considéré comme un traitre et relevé de son titre de Chevalier. Afin de le racheter, le Roi l'envoie alors, lui et Kain, apporter un mystérieux colis au village de Myst. Mais une fois là-bas, le colis se mit à agir étrangement…


Ainsi débute l'aventure de Final Fantasy IV, véritablement envoutante et prenante pour n'importe qui se plongerait dans l'histoire. Tout d'abord, le côté psychologique et relationnel des personnages est vraiment abordé de fond en comble et les rebondissements sont multiples. Marqué par l'amour, l'amitié, l'honneur ou encore la relation entre le Bien et le Mal, le scénario est vraiment ouvert et laisse le joueur dans l'expectative, se prenant vraiment au jeu et vivant presque l'histoire comme s'il y participait. C'est également en cela que cet opus a connu un si franc succès au Japon puis dans le reste du Monde. L'intrigue est quant à elle bien ficelée, toujours passionnante, jamais répétitive ou prise de tête. Pour un premier opus insistant réellement sur la profondeur du scénario, Squaresoft a vraiment mis tous les ingrédients pour séduire n'importe quel joueur. Que ce soit par la constante évolution des sentiments profondément enfouis de Cecil aux fréquents coups de théâtre jalonnant la trame de l'histoire, on ne peut que féliciter Squaresoft de la merveille de scénario et d'intrigue qu'il a réussi à créer. Le tout est affublé de musiques accompagnant magnifiquement chaque passage ou lieu visité, composées bien évidemment par le virtuose Nobuo Uematsu et plaçant encore plus le joueur dans l'intérieur de cet univers magique. Certains thèmes sont mêmes devenus quasiment cultes parmi la longue discographie du génial compositeur de chez Squaresoft. A noter également qu'il s'agit du premier épisode de la série où la désormais légendaire Active Time Battle est apparue, permettant aux personnages et ennemis d'attaquer non plus au tour par tour, mais en fonction de leur agilité et aptitudes au combat. Les effets de magie et autres invocations sont quant à elles vraiment réussies, avec bien évidemment les moyens qu'offre la console.


Cette nouvelle version Game Boy Advance, disponible depuis Juin 2006, nous offre des graphismes bien plus affinés que la version d'origine, et de nombreux petits ‘plus' dans l'histoire ; comme par exemple l'ajout d'un donjon supplémentaire en fin de jeu, rallongeant ainsi considérablement la durée de vie du soft, déjà fort élevée si l'on veut bien finir le jeu sans trop de problèmes, ou encore la possibilité de composer son équipe à sa guise (ce que la version originale ne permettait pas). Des modes Bestiaires et Musiques s'ajoutent également, une fois le jeu bien avancé, permettant de profiter des belles mélodies composées par Nobuo Uematsu (et remasterisées de fort belle manière pour l'occasion) ou d'en apprendre plus sur les divers ennemis rencontrés dans le jeu.
Avec autant d'atouts dans sa manche, une version GBA améliorée à tous les plans et une histoire vraiment passionnante, il serait vraiment étonnant que n'importe quel fan de la série ne puisse pas succomber au charme de cet opus. En tout cas, si vous ne le connaissez pas déjà, un seul remède existe, se jeter dessus illico presto !
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